Généalogie Guyanaise

Guyane
Généalogie

La Guyane et autres colonies



Retrouver vos ancêtres originaires ou parents ayant séjournés en Guyane française. Guyanologie met gratuitement à votre disposition un ensemble de données historiques relatives au bagne et son administration pénitencière, aux esclaves et aux nominations et affranchissements suite à l'abolition de l'esclavage, à la triste expédition de Kourou, au grand déplacement du peuple Acadiens, et bien d'autres informations relatives aux autres colonnies comme la Saint-Domingue, Guadeloupe, Martinique et l'Île de la Réunion, Île Maurice, les Seychelles, l'Indochine..."

Dernières données ajoutées à la base :

  • 04/12/2016 - Voir "Administration pénitencaire", ajout de 11 154 noms de bagnards originaires du Nord-Ouest de France et condanmés au travaux forcés.
  • 04/12/2016 - Voir "Données diverses", ajout de 655 noms de magistrats issus de l'annuaire rétrospectif de la magistrature des XIXe et XXe siècles
  • 03/12/2016 - Désolé pour ce long silence, je suis seul pour cette retranscription. Je vous propose 3862 actes de décès retranscrits depuis les nouvelles tables décénnales des décès de Cayenne désormais disponibles. Années 1859, 1860, 1861, 1895, 1894, 1893, 1892, 189
  • 21/08/2016 - Données diverses. Ajout de 9322 données relatives aux rôles d’équipages de la Compagnies des Indes
  • 14/08/2016 - Esclavage. Ajout de 529 actes d'émancipation relatis aux esclaves de Saint-Barthélemy, St Martins, St Christopher , données issues des Fonds d'archives Suédois de Saint-Barthélemy.
  • 13/08/2016 - Esclavage - Guyane. Ajout de 1990 références d'actes d'état civils relatis aux esclaves du quartier de Montsinéry et Tonnégrande de 1834-1848.
  • 11/08/2016 - "Ile Maurice - Etat Civil. Ajout de 349 000 références d'actes d'état civils, naissances, décès et mariages pour la périodes de 1473 à 1921.
  • 10/08/2016 - Tables décénnales des décès de Cayenne. Années 1857-1839 - Actuellement, 12253 actes déjà disponibles, pour les années : 1826, 1827, 1828, 1829, 1830, 1831, 1832, 1833, 1834, 1836, 1837, 1838, 1840, 1842, 1843, 1844, 1845, 1846, 1847, 1848, 1849, 1850, 1851, 1852, 1853, 1854, 1855, 1856, 1896, 1897, 1898, 1899, 1900, 1901, 1902, 1903, 1904, 1905, 1906, 1907
  • 06/08/2016 - Données diverses - 787 décès ou mariages à Saint-Pierre et Miquelon de 1816 à 1889.
  • 04/08/2016 - Données diverses - 5 308 passagers civils embarqués depuis un port de France et à destination des Ile Maurice et de Ile de La Réunion ou pour les indes.
  • 03/08/2016 - Nouveau formulaire des recherches. "Les Seychelles - Etat Civil et Données Historiques. Ajout de 88 321 Actes d'état civils, naissances, décès et mariages pour la périodes de 1794 à 1905.
  • 02/08/2016 - Données diverses - 2 514 passagers partis et/ou arrivés à l'Ile Bourbon en 1750 et de 1819 à 1830.
  • 02/08/2016 - Données diverses - 2 737 patronymes concernant les mariages, naissances et décès à Chandernagor (Inde) où la France possédait encore des établissements.
  • 01/08/2016 - Données diverses - 3 523 patronymes relatifs aux contrats de mariage, actes de notoriété, testament et autres concernant l'Ile Maurice.
  • 01/08/2016 - Données diverses - 1 433 patronymes de descendants Corses et des Français établis à Puerto Rico depuis 1815.
  • 31/07/2016 - Esclavage - Liste de 24 500 patronymes ayant été attribués aux anciens esclave affranchis à l'Île Bourbon (Réunion) entre 1832 et 1848, lors de la nomination des eclaves suite à l'abolition de l'esclavage.
  • 31/07/2016 - Données diverses - 750 patronymes issus des dépouillements des baptêmes et mariages de Pondichéry de 1676 à 1711.
  • 30/07/2016 - Données diverses - 4 805 informations relatives aux demande de passeport ou de visa d'immigrants depuis ou vers les colonies françaises.
  • 26/07/2016 - Données diverses - 32 110 patronymes des colonies françaises, cités dans les inventaires d'archives.
  • 24/07/2016 - Données diverses - Résumé des actes de l'État civil de Pondichéry de 1736 à 1760.
  • 22/07/2016 - Données diverses - Liste des français (parfois en lien aux colonies) guillotinés lors de la Révolution.
  • 22/07/2016 - Données diverses - Guadeloupe, liste des colons prévenus coupables de faits ou délits contre-révolutionnaire (1792).
  • 19/07/2016 - Données diverses - Liste des prisonniers français embarqués le 07/11/1801 au port de Portsmouth, détenus à Portchester à destination du quartier de Rochefort.
  • 13/07/2016 - Données diverses - 29,000 Données relatives aux pensions des troupes coloniales et indigènes 1850-1950.
  • 11/07/2016 - Données diverses - Données d'état civil de Saint-Domingue (Haïti).
  • 03/07/2016 - Données diverses - Ajout de 5084 réfugiés ou colons spoliés ayant fait l'objet d'une indemnisation ou secours à Saint-Domingue (Menu : Données diverses)
  • 03/07/2016 - Données diverses - Ajout de 5361 personnes ayant déposées une demande de passeport entre 1793 et 1818 à Saint-Domingue (Menu : Données diverses)
  • 01/07/2016 - Données diverses - Ajout de 39 545 bagnards, peut-être des doubles mais beaucoup de nouveaux
  • 29/06/2016 - Données diverses - Ajout de 105 000 citations de patronymes, toutes colonnies (Menu : Données diverses)
  • 26/06/2016 - Familles d'esclaves avant l'abolition l'esclavage de 1848 à l'île de La Réunion.
  • 21/06/2016 - Nommés dans l'Ordre de la Légion d'honneur. Voir Données Historiques Diverses.
  • 19/06/2016 - Bulletin officiel de l'Administration, Guyane et toutes colonies
  • 18/06/2016 - Annuaire de la Guyane et du territoire de l'Inini
  • 16/06/2016 - Divers-Orpaillage-Registre de licences personnelles accordées.
  • 16/06/2016 - Liste des Alsaciens-Lorrains, résidents en Guyane ayant optés pour la nationalité allemande entre 1872 et 1873.

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Guyanologie rappelons-le, entièrement gratuit, a pour vocation d'assister et d'accompagner tout généalogiste, ou autre, lors de ses recherches au regard de la mémoire de nos ancêtres originaires des départements d'outre-mer. Citez un patronyme sur l'un des outils de recherches, et Guyanologie vous communiquera tout ce qu'il connait au sujet de cette personne.

La France d'outre-mer


Les territoires régis à un moment ou un autre par l'administration française sont d'une étonnante diversité : Martinique et Guadeloupe (à partir de 1635), Guyane française (1643), Saint-Domingue (1697-1804), Terre-Neuve (1534-1713), Saint-Pierre-et-Miquelon (1604-1713 puis à partir de 1763), Canada (1535-1763), Acadie (1605-1713), Louisiane (1682-1763 puis 1796-1803), Algérie (1830-1962), Tunisie (1881-1955), Maroc (1912-1956), Afrique occidentale française (1895-1958), Afrique équatoriale française (1910-1958), Madagascar (1643-1674 puis 1883-1972), la Réunion (à partir de 1649), l'île de France (île Maurice, 1715-1810), Seychelles (1742-1744 puis 1756-1814), Djibouti (1884-1977), Comores (1886-1975), îles Marquises (à partir de 1842), Tahiti (à partir de 1843), Nouvelle-Calédonie (à partir de 1853), Wallis-et-Futuna (à partir de 1886), Nouvelles-Hébrides (1887-1980), Inde française (1667-1773, avec des prolongements pour les cinq comptoirs), Indochine (1858-1954), Syrie (1920-1946), Liban (1920-1943).

C'est ainsi que sur Guyanologie, vous pourrez y trouver des informations concernant notamment :

  • Les registres des affranchissements de nos ancêtres esclaves suite à l'abolition de l'esclavage de 1848.
  • L'immigration des travailleurs engagés Indiens en vue de pallier le manque de main-d'œuvre locale consécutif à l'abolition de l'esclavage en 1848.
  • L'immigration des travailleurs engagés Africains qui partirent aux Antilles-Guyane au XIXe siècle.
  • Les registres matricules des bagnards conservés aux archives de la Marine dans les dépôts régionaux.
  • Les données issues des annuaires de la Guyane.
  • Les données issues des Bulletins officiels de la transportation à la Guyane.
  • Les données issues des Bulletins officiels de la Guyane.
  • Les données issues des Bulletins officiels de l'Administration des colonies.
  • Les données relatives aux colons Acadiens entre 1772 et 1853, venus en Guyane dans le cadre de la désastreuse "Expédition de Kourou" de 1764.
  • Les données relatives aux premières déportations de prisonniers politiques vers Sinnamary. Négligées par l'histoire officielle de la Révolution française, les déportations politiques en Guyane après le coup d'État du Directoire du 18 fructidor an V (4 septembre 1797) ont frappé près de 300 personnes : la moitié sont mortes sur place en moins de deux ans.
  • Les données relatives aux colons Acadiens entre 1772 et 1853, venus en Guyane dans le cadre de la désastreuse "Expédition de Kourou" de 1764.
  • Les données relatives aux sinistrés suite à l'éruption de la montagne Pelée en Martinique. En mai 1902, les habitants de Saint-Pierre (Martinique), fuyant l'éruption de la montagne Pelée, se sont retrouvés dans la commune de Rémire-Montjoly, en Guyane.
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Source : http://www.axl.cefan.ulaval.ca/amsudant/guyanefr3.htm HautPage



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Guyanologie a pour ambition d'aider tous les compatriotes de Guyane (et même d'ailleurs) lesquels qui souhaiteraient, dans le cadre de leurs recherches généalogiques, consulter les pages d'actes d'état civil très anciens, notamment les « Tables Décennales » des registres des actes (naissances, décès, affranchissement d'esclaves...).

Comme vous pouvez vous en douter, ces registres sont manuscrits et dont impossibles à consulter via un moteur de recherche informatique. Le but recherché, est précisément de retranscrire ces « Tables Décennales » vers un support électronique sous forme de liste Excel (ou autre comme le traitement de texte Word) afin de les intégrer ensuite au sein de la base de données de Guyanologie.

Et c'est précisément à ce stade que vous allez pouvoir apporter votre précieuse contribution, car vous l'aurez compris, seul, ce travail de retranscription représente un travail colossal, très long et donc quasiment impossible.

Si vous acceptez de participer à cette fastidieuse entreprise, sachez qu'il n'y aura aucune contrainte, il vous sera remis via votre messagerie (adresse email jamais divulguée) le feuillet numérisé à retranscrire vers un modèle de feuille Excel ou Word sur laquelle vous allez y reporter les données du répertoire. Il vous sera également remis, un mode d'emploi de remplissage "Consignes de remplissage" et un exemple (vide) du formulaire de saisie accompagné d'un exemple d'une page numérisée de la table décennale concernée. Bien évidemment, une fois cette retranscription achevée, il vous appartiendra de retourner via cette même messagerie le formulaire Excel ou Word dûment complété.

Par la suite, et si seulement vous souhaitez poursuivre, il vous sera alors transmets un nouveau feuillet à retranscrire et ainsi de suite. Reprécisons-le, il n'y a pas de délai, chaque participant effectue la saisie de retranscription à son rythme et selon ses disponibilités, vraiment aucune contrainte. Bien évidemment, ce travail demande une certaine rigueur afin d'éviter toute erreur de saisie, laquelle fausserait bien évidemment le but final recherché. Notons que certaines pages des registres requièrent une attention particulière à leur lecture, mais la plupart demeurent très aisé à relire et donc à retranscrire.

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Histoire de la Guyane, La France Équinoxiale en Amazonie


Si je vous dis "le bagne", "les moustiques", "l'enfer vert"...à quoi pensez-vous ? Allez, je vous aide encore un peu, il s'agit du plus grand département français, il y fait 28°C en moyenne, et c'est d'ici que décolle toutes les fusées Ariane... Ah ! Je vois au sourire qui éclaire votre visage que vous avez trouvé ! En effet, il s'agit de la Guyane, cette terre française tant méconnue, îlot de richesse sur ce magnifique continent Sud-Américain, sur le bord de la mythique forêt Amazonienne... ! Le touriste passionné voire averti, saura retenir de son séjour en Guyane, l'étrangeté de sa faune, les splendides paysages de sa magnifique flore. Son imaginaire restera à jamais hanté par cette singulière et incomparable expérience de la virginité naturelle absolue.

On ne regarde pas assez les billets de la Banque de France. Tout en bas, à gauche, sur le flanc de l'Omega grec, est porté la silhouette d'un territoire lointain et ultra-marin, la continuité de la République française sur le continent Sud-Américain, la Guyane. Terre française de même ancienneté que l'Alsace et bien longtemps avant la Savoie ou le comté de Nice, d'une superficie de 83.534km² équivalente à celle du Portugal, soit plusieurs régions de la métropole réunies. Superficie qui elle aurait pu être le double sans ce malheureux arbitrage pris à la fin du 19ème siècle qui en céda la moitié à l'État d'Amapa de la fédération brésilienne.

Rappelons que la Guyane est le plus ancien établissement français d'outre-mer. Au début du XVIIème siècle commencent les premières implantations dans la zone de Cayenne, avec la fondation du comptoir de Sinnamary en 1624. La colonie de Guyane prend alors le nom de France équinoxiale. La mise en valeur commence avec la Compagnie de la France équinoxiale fondée par Colbert en 1661. Cédée aux Hollandais en 1667 par le traité de Breda elle est reprise par les Français en 1677. La Guyane est une colonie française jusqu'au 19 mars 1946. Elle devient alors un département français.

La Guyane a hélas et très injustement mauvaise réputation, c'est un fait établi. Diverses sources ont alimenté des fantasmes tenaces concernant son climat malsain, où une chaleur torride dans une humidité palpable qui accable le voyageur. Sans parler des nuées d'insectes, des serpents et autres bestioles malfaisantes. Contrairement aux idées reçues, les désagréments relatifs du climat équatorial sont très atténués par les alizés qui ventilent la côte en permanence. Il existe bien des zones marécageuses malsaines, où règnent en maîtres les moustiques, mais ces zones ne sont pas habitées et constituent l'exception. Le seul véritable inconvénient est la très forte humidité, qui durant la saison des pluies est omniprésente. Elle est d'ailleurs plus gênante pour la conservation de ses biens personnels avec l'apparition de moisissures que pour la vie courante. Contrairement aux idées reçues, les averses en saison des pluies, sont fréquentes mais très rarement continues.

Ce climat particulier et la présence de l'immense forêt amazonienne ont favorisé le développement d'une flore et d'une faune abondante, et de légendes qui s'y rattachent. Les bagnards, puis les chercheurs d'or ont alimenté les fantasmes d'abord littéraires puis cinématographiques : les histoires contées sont riches de serpents géants, d'araignées monstrueuses et décédées elles, de forêt impénétrable et inhospitalière, d'aventuriers en tout genre. Mais ne vous leurrez pas. Les amateurs de sensations fortes vont être déçus. Il faut déployer des efforts considérables pour observer de tels animaux, qui pour la plupart sont nés de l'imagination débordante des romanciers et scénaristes. Ainsi, pour le voyageur, la meilleure façon d'observer ces animaux est de se rendre dans un zoo !

La Guyane avant le XVIIème siècle


Le 3 août 1492, trois caravelles appareillent du port espagnol de Palos de Moguer. Le premier de ces vaisseaux, « la Santa Maria » est commandé par un navigateur italien pratiquement inconnu répondant au nom de Christophe Colomb. Les deux autres, « la Pinta » et « la Nina », sont dirigés par les frères Yanez-Pinzon qui joueront ultérieurement un rôle important et prépondérant dans la délimitation des frontières de la Guyane. Le 12 octobre 1492, Colomb touche une terre inconnue, en fait une île des Bahamas qu'il baptise alors San Salvador. Lors de ce premier voyage, Colomb découvre également Cuba puis Haïti. C'est en fait à l'occasion du troisième voyage en 1498 que Colomb touche pour la première fois le continent américain au niveau de l'embouchure de l'Orénoque. Après son quatrième et dernier voyage, Colomb meurt misérablement à Valladolid en 1506. Un autre italien lui a déjà, en quelque sorte, volé la vedette. Il s'agit d'Amerigo Vespucci qui prend part à l'expédition que dirige en 1499 l'amiral Alonzo d'Hojeda. On connait la suite, en 1507, au couvent de Saint Dié, un moine allemand savant et cartographe, nommé Martin Waldseemuller publie un ouvrage en latin indiquant qu'une terre nouvelle avait été découverte par Amerigo Vespucci, cette terre s'appellerait désormais « Amérique ». C'est donc à ce moine que ce continent du Nouveau Monde doit son nom.

De son côté, Vicente Yanez-Pinzon, enhardi par le succès de la première expédition de Colomb, à laquelle il avait pris part comme commandant de la « Nina », décide de tenter l'aventure pour son propre compte. En décembre 1499, il appareille de Palos avec quatre caravelles. Après les Canaries, il fait route sur les îles du Cap Vert et prend la direction du Sud-ouest. Au Sud de l'équateur, il est surpris de ne plus voir l'étoile polaire, point de repère de tous les navigateurs de l'époque. Il poursuit néanmoins sa route et, le 20 janvier 1500, il touche les côtes brésiliennes, trois mois avant l'amiral portugais Pedro Alvarès Cabral, qui devait découvrir le Brésil le 22 avril 1500. Vicente Yanez-Pinzon est donc le premier navigateur à avoir exploré les côtes de l'actuelle Guyane française. Son nom restera d'ailleurs étroitement lié à l'histoire de ce pays, et notamment à celle du « Territoire contesté » franco-brésilien. C'est donc au cours de son troisième voyage, le 5 août 1498, que Christophe Colomb longe pour la première fois les cotes de la Guyane. Deux ans plus tard, Vicente Pinzon explore ce territoire en empruntant l'Oyapock. Les populations indigènes sont alors amérindiennes et se répartissent essentiellement sur le littoral. Traités comme des êtres inférieurs, ceux-ci font rapidement preuve d'une féroce hostilité à l'égard des immigrants. Plusieurs missions de mise en valeur de l'Ile de Cayenne se soldent par de cuisants échecs.

La colonisation de la Guyane


Le 12 janvier 1604, une expédition française, ordonnée par Henri IV, quitte Le Havre. Dirigée par le Capitaine Daniel de la Touche, Sieur de Ravardière, elle débarque dans « l'île de Cayenne » mais, quelques mois plus tard, ces premiers Français se trouvent mêlés à une guerre indienne locale. Aussi, n'eurent-ils pas le loisir de développer leurs explorations comme ils le souhaitaient et ne s'attardèrent-ils pas sur ce territoire. Sous Richelieu, d'autres Français vinrent s'installer dans la région de Sinnamary, à l'Ouest de Cayenne. Parmi eux, citons Constant d'Aubigné, fils de l'auteur des « Tragiques » et père de Françoise, future Madame de Maintenon, ainsi que Chambaut-Bontemps. C'est ce dernier qui, lassé par les attaques indiennes, décida de se replier sur l'île de Cayenne, plus facile à défendre.

Quelques années plus tard, après la mort de Louis XIII, cette poignée de Français était rejointe le 25 novembre 1643 par les éléments de la première grande immigration française. Formée à Rouen, sous le nom de « Compagnie du Cap Nord », elle comprenait deux navires et 300 hommes placés sous le commandement de Charles de Poncet de Brétigny, gentilhomme normand à l'esprit aventurier et au caractère difficile. Après avoir pris contact avec ses compatriotes déjà installés dans l'île, et qui vivaient assez bien intégrés aux Indiens Galibis, Brétigny s'installa sur une colline qui domine l'embouchure de la Rivière de Cayenne. Il la baptisa « Mont Cépérou », du nom de l'Indien qui l'occupait.

En 1654, en butte aux Indiens, les rescapés de cette seconde grande tentative de colonisation devaient s'enfuir au Surinam. Peu de temps plus tard, des Juifs hollandais, dirigés par un certain Springer, vinrent s'établir à la place des Français. Ils y resteront jusqu'en 1663, date à laquelle débarquait une nouvelle Compagnie de la France équinoxiale. Il s'agissait cette fois, de la plus sérieuse tentative de colonisation qu'ait connue la Guyane. Elle est dirigée par Antoine Lefèvre de La Barre (qui n'est pas le Chevalier de La Barre mais son grand-père). Conseillé par Colbert, le roi révoqua alors toutes les concessions accordées aux différentes compagnies.

En 1664, toutes ces compagnies furent fondues en une association qui prit le titre de Compagnie Française des Indes Occidentales. Sous l'autorité d'Antoine Lefèvre de La Barre une colonisation se met en place. Survient « La guerre de dévolution », déclenchée par louis XIV, désireux de récupérer pour sa femme une part de la succession d'Espagne. Ce qui conduit les Anglais à effectuer un coup de main sur Cayenne en 1667 et mettre à sac la ville. De la Barre revient à Cayenne après le traité de Bréda, mais éclate alors en 1672 la guerre entre la France et la Hollande. De son côté la Compagnie des Indes Occidentales ne remplit pas sa mission et pire favorise la contrebande avec les navires hollandais. Excédé, Louis XIV dissout en 1674 la Compagnie des Indes Occidentales et décide de placer dans toutes les colonies des gouverneurs qui ne dépendront que de sa seule autorité. Devançant les souhaits du roi de France, l'amiral hollandais Binks débarque à Cayenne et s'empare de la ville. Louis XIV charge l'amiral d'Estrées de venger ce nouvel affront. Le 17 décembre le neveu de la « Belle Gabrielle » (Gabrielle d'Estrées) mouille devant Cayenne, et quatre jours plus tard reprend possession de la ville. En 1682, le premier recensement officiel faisait état de 300 habitants dont 150 esclaves à Cayenne, 584 habitants dont 480 esclaves à Rémire et 247 habitants dont 202 esclaves à Matoury. Répartis dans 15 tribus, les Indiens sont estimés à 20 000.

En 1793 sous la Révolution, Jeannet-Oudin, neveu de Danton est envoyé à Cayenne pour « républicaniser » la Guyane. Le personnage ne laisse pas un souvenir impérissable. L'année suivante Danton, mêlé au scandale de la Compagnie des Indes est exécuté, et la Guyane déjà terre de relégation voit arriver les premiers déportés : Collot d'Herbois et Billaud-Varenne, tous deux impliqués dans le complot du 12 Germinal An III, (1er avril 1795). Deux années plus tard, à la suite du Coup d'État du 18 Fructidor An V, (4 septembre 1797), ce sont 550 nouveaux déportés qui arrivent, dont les plus connu sont le général Pichegru et le Marquis de Marbois. Ainsi naquît la ville de Cayenne et en dépit de tous ces évènements historiques, la colonisation de la Guyane est loin d'être une chose acquise. S'ils ont réussi à neutraliser l'hostilité des populations locales, les Européens vont connaître les plus grands déboires avec l'environnement naturel.

Toujours en 1763, alors que la France est terriblement affaiblie par sa défaite dans la guerre de sept ans, Choiseul organise une vaste opération destinée à peupler et à valoriser la Guyane. Les gravures publicitaires que les recruteurs projetaient dans les villages miséreux de France, présentaient la Guyane française comme une terre promise (climat idéal, équipements prévus pour l'accueil, ambiance camaraderie dans le travail, etc..). L'expédition de Kourou : c'est 14000 Européens qui vont alors débarquer à Kourou dans des conditions épouvantables. La plupart d'entre eux vont mourir dans d'atroces conditions (fièvre jaune, syphilis et dysenterie auront raison des espoirs de ces colons). Tentant de fuir la maladie, quelques survivants s'installent sur les îles du Diable, rebaptisées par la suite Iles du Salut. Ceux qui retrouvent finalement la santé retournent en France. C'est de leurs récits que naîtra l'image terrible de la Guyane qui, aujourd'hui encore, lui porte préjudice. Après cet échec, l'histoire de la Guyane va connaître une période trouble, sans que règne une véritable autorité. Napoléon 1er envoie donc un nouveau gouverneur, Pierre Malouet, qui est à l'origine de la modernisation de la Guyane. Dès lors on expédie des tonnes d'épices, de bois et de textiles vers la métropole. Cette période de prospérité dure jusqu'à la révolution française. Au début du XIXème siècle, la France subit les effets de la défaite de Trafalgar. Aussi les Anglais et les Portugais décident d'occuper la Guyane. Ils débarquent à Cayenne en 1809 et occupent le territoire pendant huit ans, sans toutefois perturber la vie quotidienne des habitants.
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Les colonies françaises


L'Empire colonial français était l'ensemble des colonies, protectorats, territoires sous mandat et territoires sous tutelle gouvernés ou administrés par la France. Commencé au xvième siècle, il a connu une évolution très contrastée selon les époques, aussi bien par son étendue que par sa population ou sa richesse. Les possessions coloniales ont connu différents statuts et modes d'exploitation, des colonies antillaises esclavagistes du xviie siècle et du xviiie siècle à l'Algérie française, partie intégrante de la France à certaines périodes, en passant par les protectorats de Tunisie et du Maroc et les territoires sous mandat de Syrie et du Liban.

On distingue généralement deux périodes concernant les empires coloniaux français, le pivot étant la période couvrant la Révolution et l'époque napoléonienne au cours desquelles la France perdit les derniers restes de sa première aventure coloniale. Le premier espace colonial, constitué à partir du xvième siècle comprend des territoires nord-américains, quelques îles des Antilles, les Mascareignes et des établissements en Inde et en Afrique. Le Ier empire colonial s'étendait sur 8 013 624 km2. La Guerre de Sept Ans, qui met un frein aux ambitions coloniales de la France, se solde par la perte de la majorité des territoires nord-américains et en Inde à l'exception de quelques comptoirs. Il survit malgré tout et connaît une certaine prospérité grâce aux exportations antillaises (Saint-Domingue, Martinique, Guadeloupe) de café et surtout de sucre entre 1763 et la fin des années 1780. Il s'effondre brutalement dans la décennie suivante avant de disparaître presque entièrement durant l'époque napoléonienne.

Le second espace colonial, constitué à partir des années 1830, se compose principalement de régions d'Afrique acquises à partir des anciens comptoirs, mais aussi d'Asie (Indochine) et d'Océanie (Polynésie française, Nouvelle-Calédonie, Nouvelles-Hébrides). Ce second empire colonial fut au cours de la seconde moitié du xixème et au xxème siècle le deuxième plus vaste du monde, derrière l'Empire colonial britannique. Présent sur tous les continents, il s'étendait à son apogée, de 1919 à 1939, sur 12 347 000 km2. En incluant la France métropolitaine, les terres sous souveraineté française atteignaient ainsi la superficie de 12 898 000 km2, soit près d'1/10 de la surface de la Terre, abritant une population de 110 millions d'habitants à la veille de la Seconde Guerre mondiale, soit 5% de la population mondiale à l'époque.

Aujourd'hui, les restes de ce large empire colonial constituent la France d'outre-mer (ou « DOM-TOM »), une douzaine de territoires insulaires dans l'Atlantique, les Antilles, l'océan Indien, le Pacifique Sud, au large de l'Antarctique, ainsi que la Guyane sur la côte nord de l'Amérique du Sud, pour une superficie émergée totale de 119 394 km2, soit à peine 1% de la superficie de l'empire colonial à son apogée entre les deux guerres mondiales. D'une faible superficie émergée, ces DOM-TOM permettent toutefois à la France de revendiquer la 2e plus grande zone économique exclusive (ZEE) au monde, couvrant 11 035 000 km2 d'océans, juste derrière celle des États-Unis. Il vivait en 2013 dans ces territoires 2 691 000 personnes qui jouissent d'une représentation politique au niveau national, ainsi que de divers degrés d'autonomie.

Les colonies françaises étaient découpées en plusieurs régions :

  • AFRIQUE FRANÇAISE DU NORD
    1. ALGERIE (Département)
    2. MAROC (Protectorat)
    3. TUNISIE (Protectorat : 1881-1956)
  • AFRIQUE OCCIDENTALE FRANÇAISE (A.O.F.)
    1. SENEGAL (Colonie : 1898-1958 ; Autonomie : 1958-1959)
    2. MAURITANIE (Colonie)
    3. GUINEE FRANCAISE (Colonie (1893-1958)
    4. COTE D'IVOIRE (Colonie : 1893-1958 ; Autonomie : 1958-1960)
    5. SENEGAMBIE ET NIGER (Colonie) / HAUT-SENEGAL ET NIGER (Colonie) / SOUDAN (Colonie)
    6. NIGER (Colonie)
    7. BENIN / DAHOMEY (Colonie : 1893-1958)
    8. HAUTE-VOLTA (Colonie : 1904-1958 ; Autonomie : 1958-1960)
    9. TOGO (Mandat)
  • AFRIQUE EQUATORIALE FRANÇAISE (A.E.F.)
    1. GABON (Colonie : 1883-1956 ; Autonomie : 1956-1960)
    2. CONGO / MOYEN-CONGO (Colonie : 1879-1958 ; Autonomie : 1958-1960)
    3. OUBANGUI-CHARI (Colonie : 1891-1958 ; Autonomie : 1958-1960)
    4. TCHAD (Colonie)
    5. CAMEROUN (Mandat : 1919-1958 ; Autonomie : 1958-1960)
  • COTE DES SOMALIS et OCEAN INDIEN
    1. OBOCK / COTE FRANÇAISE DES SOMALIS / TERRITOIRE DES AFARS ET ISSAS
    2. MADAGASCAR (Colonie) / DIEGO-SUAREZ (Colonie) / NOSSI-BE (Colonie) / SAINTE-MARIE DE MADAGASCAR (Colonie)
    3. REUNION
    4. COMORES (Colonie : 1886-1975)
      1. Anjouan
      2. Grande Comore
      3. Mayotte
      4. Mohéli
    5. ILES GLORIEUSES
    6. ILE TROMELIN
    7. ILE DE FRANCE (Colonie : 1715-1814)
  • TERRES AUSTRALES et ANTARCTIQUES FRANÇAISES
    1. TERRE ADELIE
    2. ILE DE SAINT-PAUL
    3. ILE NOUVELLE-AMSTERDAM
    4. ILES KERGUELEN
    5. ILES CROZET
  • ANTILLES et AMERIQUES
    1. DOMINIQUE (Colonie : 1802-1814)
    2. SAINT-DOMINGUE (Colonie : 1697-1803)
    3. MARTINIQUE (Colonie)
    4. GUADELOUPE et dépendances :
      1. La Désirade
      2. Les Saintes
      3. Marie Galante
      4. Saint-Barthélemy
      5. Saint-Martin
      6. La Frégate
      7. Tintamarre
    5. GUYANE FRANÇAISE (Colonie) / ININI (Territoire : 1930-1946)
    6. SAINT-PIERRE ET MIQUELON (Colonie)
    7. TOBAGO (Colonie : 1801-1803)
  • OCEANIE
    1. ILE CLIPPERTON
    2. NOUVELLES-CALEDONIE et dépendances (Colonie)
    3. ETABLISSEMENTS FRANÇAIS D'OCEANIE / POLYNESIE FRANÇAISE (Territoire d'Outre-Mer)
      1. ILES WALLIS ET FUTUNA
      2. ILES DE LA SOCIETE
        1. TAHITI (Colonie)
        2. MOOREA
        3. ILES SOUS-LE-VENT
      3. ILES MARQUISES
      4. ILES GAMBIER
      5. ILES TUAMOTU
      6. ILES TOUBOUAI
    4. NOUVELLES-HEBRIDES (Condominium franco-britannique)
  • PROCHE-ORIENT
    1. MANDATS DU LEVANTS
      1. LIBAN
      2. SYRIE
        1. Etat de Damas
        2. Etat d'Alep
        3. Territoire autonome de Soueïda / Etat du Djebel druze
        4. Territoire des Alaouites / Etat des Alaouites / Lattaquié
      3. HATAY (ALEXANDRETTE)
      4. MOYEN-ORIENT, PENINSULE ARABIQUE
        1. Territoire du Cheik-Saïd
  • EXTREME-ORIENT et INDES
    1. UNION INDOCHINOISE
      1. Cochinchine
      2. Tonkin
      3. Annam et Iles Paracels
      4. Cambodge (Protectorat : 1863-1940)
      5. Laos (Protectorat)
    2. CONCESSIONS ET TERRITOIRES FRANÇAIS EN CHINE
      1. Shanghaï (1858-1943)
      2. Canton (1858-1943)
      3. Nankin (1858-1943)
      4. Hankchéou (1896-1943)
      5. His-men (1842-1943)
      6. Tien-Tsin
      7. Kouang-Tchéou-Wan
    3. ETABLISSEMENTS FRANÇAIS DES INDES
      1. Villes
        1. Pondichéry
        2. Karikal
        3. Yanaon
        4. Mahé
        5. Chandernagor
      2. Enclaves
        1. Calicut
        2. Masulipatam
        3. Balassar
        4. Goréty
        5. Jouqdia
        6. Dacca
        7. Cassimibazar
        8. Surate
        9. Patna
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