Généalogie Guyanaise

Guyane
Généalogie

Données diverses Saint-Domingue



Critères et modes de Recherches

Mots à Rechercher:        
Contenant un des mots saisis
Tous les mots saisis
Cette orthographe exactement
Noms commençant par...
Noms se terminant par...
Mettre en gras les mots retrouvés


Information : Veuillez entrez vos critères de recherches.
Vous pouvez faire une recherche sur plusieurs mots.
Délimitez les Noms Composés par un double guillemet.
Chaque mot doit être séparé d'un espace.
Chaque mot doit avoir 3 lettres minimum!



Petit rappel historique : Saint-Domingue est une ancienne colonie française, située sur la partie occidentale de l'Île d'Hispaniola, qui a existé de 1627 au 1er janvier 1804, date à laquelle elle devint indépendante sous le nom d’Haïti, après un conflit entre un corps expéditionnaire de Napoléon Bonaparte et les Noirs insurgés menés par Toussaint Louverture... Voir onglet 'Histoire' pour la suite


Histoire

Saint-Domingue est une ancienne colonie française, située sur la partie occidentale de l'Île d'Hispaniola, qui a existé de 1627 au 1er janvier 1804, date à laquelle elle devint indépendante sous le nom d’Haïti, après un conflit entre un corps expéditionnaire de Napoléon Bonaparte et les Noirs insurgés menés par Toussaint Louverture.

Saint-Domingue est une francisation du terme espagnol Santo Domingo (la traduction étant Saint-Dominique). L'île de Saint-Domingue est désignée par de multiples noms en français. Jusqu'au début des années 1680, Saint-Domingue est surtout un repère de flibustiers, venus vers 1660 de l'île de la Tortue, toute proche de sa côte Nord-Est, ou de l'Île-à-Vache, sur la côte Nord-Ouest. Les boucaniers y chassaient le bœuf sauvage depuis longtemps, profitant de la présence très épisodique des Espagnols. Les gouverneurs français vont désarmer ces flibustiers, entre 1678 et 1700, pour développer une économie de plantation.

À partir de 1720, Saint-Domingue est le premier producteur mondial de canne à sucre. Au milieu du xviiie siècle, l'île exporte à elle seule autant de sucre que toutes les îles anglaises réunies et devient la principale destination des traites négrières via le commerce triangulaire. Avant la Révolution, les produits coloniaux de Saint-Domingue représentent un tiers des exportations françaises.

L'arrivée des colons
Christophe Colomb arrive sur l'île avec ses hommes le 5 décembre 1492. Les Amérindiens l'accueillent comme s'il était un dieu. Le découvreur baptise l'île « Hispaniola » (Île espagnole). Le système égalitaire des taïnos fait alors face à la société féodale européenne. Les Européens croient alors que les taïnos sont faibles et les traitent avec violence. Colomb tente de mitiger cela quand il quitte l'île avec ses hommes et laisse une première bonne impression.

Colomb conclut un alliance forte avec Guacanagarix, qui était un chef puissant de l'île. Après le naufrage de la Santa María la nuit de Noël, il décide de construire une petite forteresse qui appelle justement « La Nativité » avec une garnison d'hommes qui pourront l'aider à revendiquer cette possession. Malgré la richesse et la beauté de l'île, la garnison est secouée par des divisions qui débouchent sur un conflit entre les premiers Européens installés sur l'île. Certains d'entre eux commencent alors à terroriser les membres des tribus taïnos Ciguayo et Macorix jusq'à essayer de kidnapper leurs femmes.

Perçu comme faible par les Espagnols et même par certains membres de sa propre tribu, Guacanagarix tente d'arriver à un accord avec les colons. Le puissant cacique de Maguana, Caonabo, ne peut supporter ces affronts et attaquent les Européens en détruisant le fort « La Nativité ». Guacanagarix est consterné par le tour que prennent les évènements mais ne fait rien probablement en espérant que ces étrangers ne reviendront pas.

En 1493, Colomb revient sur l'île lors de son second voyage et fonde la première colonie espagnole dans le Nouveau-Monde et la ville de La Isabela. En 1496, son frère Bartholomè Colomb fonde la ville de Saint Domingue sur la côte sud de l'île qui devient la nouvelle capitale qui reste aujourd'hui la plus ancienne ville européenne habitée de manière continue en Amérique.

L'arrivée des esclaves africains

Comme la population locale ne suffit plus pour l'extraction minière et le travail dans les plantations, les monarques espagnols, Ferdinand II d'Aragon et Isabelle la Catholique autorisent en 1501 les colons dans les Caraïbes à amener des esclaves africains. Les Espagnols capturent dès 1503 les esclaves en Afrique. L'arrivée massive d'Africains aura une influence considérable sur la culture, la politique et la composition ethnique de l'île.

Les Noirs de même ethnie seront séparés. Cela permet à terme, de leur imposer la langue espagnole. De même, ils recevront des noms espagnols et seront convertis au christianisme. Ainsi donc la traite des Noirs sera un ethnocide où les Africains vont perdre leurs cultures et leurs origines. Leur seule identité sera désormais basée sur la couleur de leur peau (qui peut varier selon l'ethnie). Par la suite les colons britanniques, portugais et français allaient eux aussi importer des esclaves africains. Dans les mentalités européennes, les Noirs seront vus comme un tout, un peuple unique. Cette perception sera renforcée par les théories raciales qui seront mises en place pour légitimer cet esclavage.

Le déclin colonial
Avec la conquête du continent américain, Hispaniola décline rapidement. La majorité des colons espagnols abandonnent l'île pour les mines d'argent du Mexique et du Pérou et les nouveaux colons venus d'Espagne ne s'intéressent plus à l'île. L'agriculture recule, les importations des nouveaux esclaves cesse et les colons blancs, les noirs libres et les esclaves vivent conjointement dans la pauvreté. À partir de là, la hiérarchie s'effrite et la solidarité prend le dessus, ce qui donne une population mixte entre Espagnols, africains et taïnos. À l'exception de la ville de Saint Domingue qui parvient à maintenir quelques exportations, les ports dominicains ont été contraints de compter sur le commerce de contrebande, qui avec l'élevage est devenu la seule ressources pour les habitants de l'île.

En 1586, Francis Drake occupe la ville de Saint Domingue et demande une rançon pour la rendre aux Espagnols. En 1605, l'Espagne, mécontente que Saint Domingue facilite le commerce entre ses colonies et les autres puissances européennes, ordonne au gouverneur Antonio de Osorio (es) d'attaquer les vastes zones du nord et de l'ouest de la colonie et d'obliger les habitants à s'installer plus près de Saint Domingue. Cette opération, connue comme les dévastations d'Osorio (es), a été désastreuse, plus de la moitié des colons déportés meurent de faim ou de maladie.

Les boucaniers anglais et français profitent du repli des Espagnols dans un coin de l'île pour s'installer sur l'Île de la Tortue en 1629. La France établit un contrôle direct en 1640 en constituant une colonie officielle et en occupant l'ouest de l'île que l'Espagne cède à la France en 1697 par le traité de Ryswick. En 1655, Oliver Cromwell envoie une flotte commandée par l'amiral William Penn à la conquête de Saint-Domingue. Face à une résistance importante, Penn abandonne le projet et se replie sur l'île de la Jamaïque.

La reprise de l'activité coloniale
La maison de Bourbon remplace la maison de Habsbourg en Espagne en 1700 et introduit des réformes économiques qui commencent petit à petit à réactiver le commerce à Saint Domingue. La couronne assouplit progressivement les contrôles rigides et les restrictions sur le commerce entre l'Espagne et les autres colonies. Le système portuaire monopolistique est aboli. Vers la moitié du xviiie siècle, la population est renforcée par l'émigration qui arrive des Îles Canaries, par la reprise de la partie nord de l'île et la plantation de tabac de la vallée du Cibao et la reprise de l'importation d'esclaves. La population de Saint Domingue passe d'environ 6.000 habitants en 1737 à environ 125.000 habitants en 1790 : à peu près 40.000 d'entre eux étaient des propriétaires terriens blancs, 25.000 sont des hommes libres noirs (ou mulâtres), et 60.000 sont des esclaves. Toutefois, la ville continuait à être pauvre surtout en comparaison avec la partie occidentale d'Hispaniola sous domination française qui devient alors la colonie la plus riche du Nouveau Monde et compte quatre fois et demi plus d'habitants. Comme les restrictions sur le commerce se sont adoucies, les élites coloniales de Saint-Domingue offrent à la colonie française le marché principal de ses exportations de viandes, de cuir, d'acajou, et de tabac.

La colonie française, La révolution haïtienne
En 1791 débute la révolte des Esclaves de la partie française de l'île menée par Toussaint Louverture qui franchit la frontière pour s'installer dans la partie espagnole ce qui aboutira le 4 septembre 1793 à l'abolition de l'esclavage dans cette partie de l'île, un peu plus tôt que le 2 février 1794 dans toutes les colonies françaises. Les esclaves étaient cependant peu nombreux dans la partie espagnole, moins riche en plantation, et où il suffisait de verser 300 pesos, une somme modeste, pour être affranchi, ce qui entraîne de nombreux métissages.

Les familles riches fuient l'île tandis que la majorité des éleveurs de bétail ruraux restent là bien qu'ils aient perdu leur principal marché. L'Espagne voit alors dans l'agitation l'opportunité de profiter de tout ou d'une partie du tiers restant de l'île et conclut une alliance de convenance avec les anglais et les esclaves rebelles. Mais une fois que les esclaves concluent une paix avec les Français, les Espagnols sont battus par le général jacobin Toussaint Louverture et la France obtient le contrôle de toute l'île en 1795.

La domination française Dans le cadre du Traité de Bâle signé le 22 juillet 1795, l'Espagne cède la partie est de l'île à la France (l'actuelle République dominicaine); Saint-Domingue devient donc entièrement française, et la république confie à Toussaint Louverture le commandement dans les deux parties de l'île. Dans la partie ouest, alors la plus riche et la plus peuplée, les grands propriétaires français se sont alliés contre lui aux anglais, par le Traité de Whitehall. Toussaint Louverture réussit à faire la paix avec eux lors de l'Armistice du 30 mars 1798, puis signe avec eux et les américains la convention commerciale tripartite de 1799, qui a pour conséquence de relancer la piraterie des années 1800 dans la Caraïbe.

En 1801, Louverture arrive à Saint Domingue pour proclamer l'abolition de l'esclavage au nom de la République française. En janvier 1802, Napoléon Bonaparte envoie 20 000 hommes à Saint-Domingue avec la volonté de rétablir l'esclavage. Cet épisode, connu sous le nom d'expédition de Saint-Domingue, aboutit à l'arrestation d'une partie des rebelles. Mais elle n'arrête pas le soulèvement qui devient une guerre d'indépendance entre octobre 1802 et novembre 1803 et qui se solde par la proclamation à Saint Domingue, le 1er janvier 1804 de la République indépendante d'Haïti. Même après la défaite, une petite garnison française reste sur place. L'esclavage est rétabli et beaucoup de colons espagnols reviennent.

Après la débâcle de l'expédition de Saint-Domingue en décembre 1803, les espagnols, pour ménager Napoléon Bonaparte ont toléré une présence française sur les terres espagnoles, pour les gouverner, sous les ordres du général Jean-Louis Ferrand et du général François-Marie Perichou de Kerversau, par ailleurs préfet colonial de la Guadeloupe, dans la partie est de l'île, aujourd'hui République Dominicaine. Le général Jean-Louis Ferrand est confronté au départ massif des espagnols depuis 1795 et à l'abandon des élevages, principale activité de la partie espagnole. Il décide alors le lancement de grandes plantations sucrières avec des maîtres français, qu'il autorise à aller capturer des noirs dans la partie occidentale, ce qui déclenche une expédition punitive de Dessalines.

Source Wikipedia
HautPage


En construction


HautPage

En construction

En construction