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Les Seychelles et l'Ile Maurice



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Les Seychelles - Petit rappel historique : Les français débarquèrent dans l'archipel au 18ème siècle, ils s’y installèrent en 1770 jusqu à 1814, date de cession de l’archipel à la Grande-Bretagne. En 1903, les Seychelles devinrent une colonie de la couronne indépendante de Maurice. L’aéroport international s’ouvrit en 1971 et les Seychelles obtinrent de l’Angleterre leur indépendance en 1976.


L'Île Maurice Petit rappel historique : Abandonnée par les Hollandais, l'île Maurice devint une possession française en septembre 1715 lorsque Guillaume Dufresne d’Arsel l’aborda, en prit possession et la nomma « île de France ». Les premiers colons français arrivèrent en 1721 au moment où l’île était administrée par la Compagnie des Indes orientales (de 1722 à 1767). On sait que, pour concurrencer les autres pays européens, Louis XIV et Colbert avaient créé la Compagnie des Indes orientales en 1664. Afin d’attirer des capitaux, ils lui avaient accordé un monopole commercial dans l’océan Indien pendant 50 ans et lui avaient cédé la souveraineté sur Madagascar ainsi que sur les îles voisines et les futurs territoires à conquérir. En 1725, les Français annexèrent l’île Rodrigues qui fut occupée en permanence à partir de 1735. À rappeler, par ailleurs, que l’île Bourbon (appelée aujourd’hui La Réunion) avait reçu ses premiers colons en 1665. Dès le début de la colonisation française à l’île de France, surtout entre 1721 et 1735, quelques centaines (entre 400 et 600) d’esclaves en provenance du Sénégal et de la Guinée arrivèrent à l’île. En 1723, le célèbre Code Noir de 1685 fut adapté à l’usage des Mascareignes et les lettres patentes de Louis XV, en forme d’édit, furent enregistrées à l’île Bourbon (La Réunion) dans la ville de Saint-Paul, le 18 septembre 1724, par le Conseil supérieur de Bourbon. Ce nouveau Code Noir adapté à la situation de l’île Bourbon et de l’île de France favorisa, dès 1725, l’arrivée de milliers d’esclaves qui venaient en majorité de l’île de Madagascar et de l’Afrique orientale pour y cultiver le café et les plantes à épices. Cette main-d’œuvre abondante paraissait nécessaire pour permettre à la Compagnie des Indes orientales de poursuivre l’expansion économique de l’Océan Indien. C’est en 1735 que l’île de France commença son véritable développement avec l’arrivée de son plus célèbre gouverneur : Bertrand-François Mahé de La Bourdonnais, nommé par la Compagnies des Indes orientales ; il dirigea la colonie de 1735 à 1746 et fonda la ville de Port-Louis.



Histoire

Situé au cœur de l’océan Indien, l’archipel des Seychelles demeure peu connu dans son ensemble malgré sa réputation touristique. Cet État exigu, issu d’une décolonisation récente, a tout juste deux siècles d’existence, puisque ce sont des colons français qui se sont installés les premiers de façon permanente sur ces îles inhabitées dans la seconde moitié du XVIIIe siècle. La toponymie est d’ailleurs révélatrice de l’impact français consécutif à une présence coloniale de quarante années, qui seront suivies de cent soixante années de colonisation britannique.

Fréquentées à l’occasion par les flibustiers et les pirates, mais tenues très longtemps à l’écart du monde en raison de l’éloignement géographique, les Seychelles ont servi aussi de lieu d’isolement durant la période coloniale. Bonaparte y fit déporter des condamnés politiques, et l’Angleterre y exila, dans les années 1960, l’archevêque Makarios, futur chef d’État de Chypre. L’ouverture, en 1971, de l’aéroport international de Mahé a été le point de départ d’un flux touristique considérable, tourisme de luxe surtout, qui a modifié sensiblement les données économiques et sociales traditionnelles de l’archipel. Les slogans publicitaires à but de «promotion» commerciale – «Seychelles, îles d’amour. Perles de l’océan Indien. Paradis terrestre» – font une description idyllique qui tend à confondre la beauté effective des sites et des plages et les réalités plus austères de l’arrière-pays.

L’évolution politique a été très progressive et pacifique, à l’abri des turbulences mondiales, même à l’époque de la compétition coloniale entre la France et l’Angleterre pour la maîtrise de l’océan Indien. C’est seulement au cours de la décennie de 1960 que les Seychelles font surface, si l’on peut dire, dans le concert international marqué par un mouvement général de décolonisation.

Proclamée en 1976, l’indépendance est remise en cause, dès l’année suivante, par un coup d’État inattendu qui projette les Seychelles au rang des États progressistes océano-indiens. Jusqu’en 1991, le pays poursuit une politique socialiste de développement. Ce qui lui vaut alors des soutiens intéressés mais aussi des méfiances accrues, ainsi qu’en attestent les tentatives de déstabilisation auxquelles le régime a été régulièrement confronté (notamment en 1981). C’est qu’à l’époque de la «guerre froide» sa situation géostratégique conférait à ce micro-État archipel une importance sans rapport avec la modestie de sa puissance effective. Mais, en 1993, une nouvelle Constitution clôt définitivement ces quinze années de socialisme progressiste pour revenir non pas en arrière à proprement parler, mais aux valeurs démocratiques libérales qui avaient présidé à la naissance, en 1976, de l’État républicain des Seychelles.

De la découverte à la décolonisation Il est probable que des navigateurs arabes ont visité ces îles au cours du haut Moyen Âge. Historiquement parlant, ce sont les marins portugais qui en font la découverte. On sait que Vasco de Gama a fait escale aux Amirantes en 1502 lors de son second voyage vers les Indes et que, dès 1505, les cartes maritimes mentionnent l’existence de quelques îles de la région. C’est toutefois en 1609 que la première exploration proprement dite est tentée par le capitaine anglais Alex Sharpeigh de la East India Company, qui visite les îles du groupe de Mahé. Mais il faut attendre cent cinquante ans pour que s’effectue une reconnaissance plus systématique: elle est l’œuvre en 1742 du Français Lazare Picault, mandaté par le vicomte Mahé de la Bourdonnais (d’où le nom de Mahé donné à l’île principale). Cette expédition n’a pas de suite immédiate. La rivalité franco-anglaise pour la maîtrise de l’océan Indien conduit, douze ans plus tard, les autorités françaises à décider officiellement l’annexion, concrétisée par l’installation, le 1er novembre 1756, de la «pierre de possession». Mahé et les sept îles environnantes sont désormais sous juridiction française en vertu de la priorité de la découverte qui, à l’époque, était en droit international un titre d’acquisition valable pour les terres inhabitées et donc sans maître, qualifiées de res nullius . Cette prise de possession est plus théorique qu’effective puisqu’un très modeste peuplement ne commencera que quinze ans plus tard. C’est le début des quarante années de colonisation française.

La période coloniale française La première installation humaine a lieu en 1770 sur la petite île de Sainte-Anne qui fait face à Mahé, et, deux ans plus tard, une garnison française de quinze hommes placés sous la direction du lieutenant Romainville prend pied à Mahé. Au total, ce sont quelques familles de colons français venus avec leurs esclaves de l’île de France (future île Maurice), encouragés par les administrateurs de cette colonie, Dumas et Poivre, qui souhaitent développer aux Seychelles l’exploitation du bois et des épices. D’autres familles arrivent ensuite de la Réunion. Ce dernier tiers du XVIIIe siècle est donc le véritable point de départ de la colonie française des Séchelles (orthographe de l’époque) qui doit précisément son nom à un ministre de Louis XV, le vicomte Moreau de Séchelles. Les colons sacrifient davantage au commerce qu’à l’agriculture, à tel point que les autorités de l’île de France doivent envoyer sur place un représentant, Malavoir, chargé de mettre fin au saccage (entre 1784 et 1789, plus de treize mille tortues de terre auraient été capturées et vendues). Commence alors effectivement un début d’agriculture axé sur la production de riz, de maïs et de coton. Mais la communauté coloniale reste à cette date très faible. En 1789, selon les archives seychelloises, la population permanente s’élève à soixante-neuf colons français d’origine, trois soldats de garnison, trente-deux métis et quatre cent quatre-vingt-sept esclaves.

La Révolution s’y répercute néanmoins. En juin 1790, les colons créent une «Assemblée coloniale permanente» et rompent les liens avec l’île de France (anticipant d’un siècle sur ce qui se passera en 1903 dans d’autres circonstances). L’arrivée de métropole d’un commandant républicain qui ordonne l’abolition de l’esclavage les fait rapidement changer d’avis. Sous la direction d’un nouvel administrateur, le chevalier de Quincy, qui révoque l’édit abolitionniste, les colons seychellois se replacent dans la sphère mauricienne.

Mais, à cette date, l’archipel est devenu l’enjeu de la guerre navale que se livrent, surtout par corsaires interposés, la France et l’Angleterre. En 1794, une escadre anglaise bloque le port de Victoria (Mahé) et le chevalier de Quincy négocie au mieux les conditions de reddition. Le conflit reprend après la paix d’Amiens (1802), qui a rétabli pour un temps le statu quo colonial. En 1804, un second blocus maritime anglais entraîne une nouvelle capitulation de la garnison française. La négociation habile du chevalier de Quincy donnera quelques années de prospérité inattendue. En 1810, la prise de l’île de France par la Grande-Bretagne et l’interdiction définitive de l’esclavage mettent pratiquement fin à la colonisation française aux Seychelles. Plus de la moitié des colons quittent l’archipel occupé par les Anglais. Le traité de Paris de 1814 consacre juridiquement le transfert de souveraineté: l’île de France, appelée désormais Mauritius, et les Seychelles deviennent possessions britanniques. Quant au chevalier de Quincy, dernier défenseur obstiné de la souveraineté française mais «galant adversaire», Londres lui offre aux Seychelles mêmes un poste de juge de paix qu’il occupera jusqu’à sa mort.
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